Sur les pas de Jean-Baptiste Grenouille (Grasse)
30 nov

J’ai d’abord été initiée au Parfum de Patrick Süskind par le film (2006) inspiré du livre; cela faisait déjà plusieurs années que je désirais lire cette histoire enivrante d’un meurtrier bien particulier, et je l’ai finalement dévorée en quelques jours l’été dernier.
Dans l’oeuvre de Süskind mais aussi dans la réalité, la ville de Grasse (située à une trentaine de minutes de Cannes) est reconnue comme étant la « capitale mondiale de la parfumerie ». « Reconnue », je dis bien, parce que malgré le fait que cette réputation ne soit plus à faire, très peu de gens avec qui j’ai discuté de mon voyage en France avaient déjà entendu parler de cette petite ville à flan de montagne dans la région de la Côte d’Azur. Et pourtant…

Il existe trois grandes parfumeries à Grasse dont la réputation n’est plus à faire: la plus vieille, Galimard, existe depuis 1747! Personnellement, j’ignore pourquoi exactement (peut-être est-ce parce qu’ils n’ont jamais répondu à mes questions par courriel? ou parce qu’en observant et reniflant leurs produits, je n’avais pas l’impression de faire partie de leur clientèle-cible?), mais je n’ai pas été inspirée par cette parfumerie malgré sa grande renommée. J’ai par contre adoré ma visite guidée de la parfumerie Fragonard ainsi que leurs produits (je suis d’ailleurs une nouvelle adepte de leur eau de toilette Belle de nuit que j’utilise pour les occasions spéciales; entendez que je ne suis pas une habituée des parfums!), mais encore plus mon passage chez Molinard, où j’ai eu le très grand plaisir de créer mon propre parfum grâce à un atelier de tarinologie.

Il faut réserver à l’avance (envoyer un courriel via leur site internet), mais cette expérience au coût de 40 euros en compagnie du « nez » de Molinard, madame Céline Demets (des plus sympathiques d’ailleurs!), vaut vraiment le détour. Contrairement aux deux autres célèbres parfumeries de Grasse, Molinard m’a semblée, en mon humble avis, un peu moins hautaine et plus contemporaine (même si elle existe depuis le XIXe siècle!). Après une agréable visite guidée où l’on apprend l’histoire de Molinard et teste les notes de fond, de coeur et de tête d’un parfum (des notions qui m’étaient jusqu’alors complètement étrangères!) nous entâmons la réalisation de notre propre parfum, entourés de fioles d’odeurs concentrées (huiles essentielles déjà mélangées à l’alcool?). Puis nous n’avons qu’à sentir et identifier les odeurs qui nous interpellent, la note de chaque odeur étant identifiée sur chaque fiole grâce à un code de couleurs. Enfin, la consécration: le « nez » nous aide à compléter notre parfum, et nous repartons avec une bouteille de 50 ml de notre création!
C’est donc avec fierté que je vous présente le « Schouchoune no.1« , en l’honneur du petit surnom que mon chéri m’a donné bien malgré moi! J’aurais aimé vous le faire sentir, mais comme l’option « scratch and snif » n’existe pas encore via internet, imaginez (si possible!) un mélange de (notes de tête) bergamote, petit grain, chèvrefeuille, cassis, (notes de coeur) magnolia, gardenia et (notes de fond) cardamome, musc blanc… Ce n’est pas pour me vanter mais… je sens bon!





À la Savonnerie La Licorne (34 cours Julien, Marseille), on m’a montré comment on produisait les savonnettes contemporaines dites « marseillaises ». Je ne connaissais pas l’endroit; c’est lors d’une ballade au marché artisanal dans le port de Marseille que l’on m’a gentiment invitée à m’y rendre, voyant que je faisais ma « senteuse » fascinée par les odeurs de ces jolis savons.




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