La folie des Kit Kat japonaises

19 février 2010 at 14:16 | In Insolite, Japon | 10 Comments
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     Voilà une chose que j’ignorais totalement avant de planifier un voyage au Japon: les japonais sont fous des  Kit Kat! Paraît-il (selon wikipedia) que cet engouement serait en partie dû au rapprochement entre le nom de la célère barre de chocolat et l’expression « kitto katsu » qui signifie « tu vas certainement gagner! »

     Les étudiants japonais ont pris l’habitude de s’offrir une multitude de Kit Kat pour se souhaiter « bonne chance » et pour répondre à leurs demandes croissantes, les fabricants créent encore aujourd’hui une quantité innombrable de saveurs plus farfelues les unes que les autres… Voici quelques exemples trouvés sur internet: ginger ale, sauce soya, cerise, thé vert, thé gyokuro, banane, fraise, sirop d’érable, fèves azuki, muscat, cheesecake aux bleuets, cheesecake aux fraises, melon d’eau, patate douce, maïs grillé, pomme, yuzu, cantaloup, vin rouge (!), soupe aux légumes (!), piment, etc.


     Et puis voilà, gracieuseté de mon amoureux, j’ai reçu comme cadeau de Saint-Valentin un petit aperçu de ces mystérieuses Kit Kat (dont je n’arrêtais pas de lui parler)! Je ne peux pas vous cacher la saveur de la première puisqu’elle est indiquée bien clairement sur l’emballage: framboise et fruit de la passion!

     Je vous laisse par contre deviner, à l’aide des photos plus bas… À quelles saveurs sont mes deux autres Kit Kat?

     Je vous reviens dans un jour ou deux avec les réponses et mes commentaires de dégustation!

Ajout 22 février:

     Pour la première Kit Kat, Annie (@1capricieuse) a bien deviné! Cette barre de chocolat est supposée être au « soda », mais je dois vous avouer qu’à l’ouverture du petit sachet, elle sent le bubble gum à plein nez! (Alors Charlotte, tu n’étais pas loin non plus!) On dirait que c’est une tentative de reproduire en chocolat le goût des Mr.Freeze bleus que l’on mangeait étant jeune; remarquez la couleur (hum hum) appétissante de la barre… Une chance qu’il y a le goût habituel de la gaufrette Kit Kat à l’intérieur!

     Pour ce qui est de la deuxième, Marie-Ève a presque deviné: elle est au miso! À mon avis, elle ne goûte pas du tout ce qu’elle prétend goûter, mais ce n’est pas mauvais. On dirait simplement que l’on a échappé un peu d’arôme de cassonade ou de sirop d’érable dans le mélange!

     Des trois barres reçues, c’est l’édition spéciale pour la St-Valentin, à la framboise et au fruit de la passion, qui est la meilleure! L’odeur qu’elle dégage, un genre de caramel synthétique, est particulièrement désagréable, mais le goût est un parfait mélange des deux fruits!

     J’espère continuer l’enquête sur place dans quelques mois… à suivre! ;-)

Le WHIF: un inhalateur de goût?

17 novembre 2009 at 15:27 | In Insolite | 2 Comments
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     Quand j’étais petite, je ramassais mon argent de poche pour me rendre au dépanneur du coin choisir des bonbons; j’adorais particulièrement la poudre de bonbons à saveur de fruits, qui se vendait dans des pailles de différentes couleurs ou dans des petites bouteilles en plastique réutilisables en forme de fruits… C’est la première chose à laquelle j’ai pensé lorsque j’ai essayé le WHIF!

     Inventé par le professeur David Edwards (Université Harvard) et distribué principalement en France pour le moment, le WHIF est un petit cylindre contenant des minuscules particules de nourriture sous forme de poudre. Pour y goûter, il faut déposer sa bouche et inspirer légèrement sur le tube, sans aspirer trop fort ou faire passer les particules par le nez; ce n’est pas du tout évident au début! Le terme « inhalateur » n’est peut-être pas exact, puisqu’il paraît que les particules aspirées, vu leur taille, sont dissoutes bien avant de se rendre aux poumons…

     Le WHIF contient une si petite quantité de particules que son inventeur peut se vanter d’offrir  » le goût du chocolat mais sans calorie »; en effet, les trois saveurs offertes pour le moment sont chocolat-menthe, chocolat-framboise et chocolat noir.

     Pour quelqu’un comme moi qui ADORE le chocolat, la petite dose offerte (environ 3 ou 4 aspirations) par le WHIF ne réussit pas à me rassasier! Je suis tout simplement incapable de whiffer une seule fois et de garder le reste pour plus tard, pfff!

     Je trouve le concept fort intéressant, surtout s’il peut être développé avec de multiples saveurs alimentaires; en revanche, il ne semble pas tout à fait à point. Si vous ouvrez votre whif trop rapidement et ne faites pas attention pour le tenir bien à l’horizontale, la poudre s’en échappe très facilement! L’idée, comme je le mentionnais précédemment, me rappelle la poudre de bonbons que je mangeais étant enfant; pourquoi présenter le produit comme un sévère paquet de cigarettes alors qu’il n’est au fond qu’un curieux bonbon?

     Nous sommes sûrement encore loin de pouvoir remplacer « manger » par « inspirer », mais j’ai tout de même bien hâte de connaître les nouveaux développements de cette curieuse invention!

Rickard’s dark: brasser du noir

12 novembre 2009 at 20:54 | In Insolite, Montréal | 1 Comment
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- par Médéric Boudreault (collaboration spéciale!)

     Mardi dernier, Molson Coors avait invité un groupe de blogueurs dans la magnifique salle John-Molson de la brasserie Molson, afin de leur faire découvrir la nouvelle venue chez Rickard’s, la dark. Pour l’occasion, le chef Ian Perreault avait concocté une série de plats ayant comme point commun la Rickard’s dark dans la liste des ingrédients.

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     À notre arrivée, on nous annonce que la dégustation aura lieu dans le noir et des bandeaux pour les yeux nous sont remis. Nous prenons place à table par groupes de quatre. Les lumières sont tamisées et des petites bougies chuchottent les derniers rayons de lumière avant de passer au noir. Ian Perreault, le maître et le chef de cérémonie, nous invite à se créer des repères quant à l’emplacement des ustensiles, de la bière et de l’eau.

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(Vous les reconnaissez malgré leurs bandeaux? Ce sont des amis blogueurs…)

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     (Ci-haut: votre reporter in the dark!)

     Les premiers plats nous arrivent sans que l’on puisse les voir; on devine leur présence en passant doucement nos mains sur la table. Le premier service est constitué de trois plats froids; Ian nous guide dans ce dédale de porcelaine.

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     À notre gauche: le ceviche de pétoncle U10 à la bière. J’ai l’impression que ma gauche est très loin et que je vais manger dans l’assiette de droite de mon voisin! Au centre, un gravlax de saumon si tendre, qu’il donnait l’impression de croquer dans un morceau de vent très goûteux! À droite, un tartare de filet de boeuf AAA, émulsion au fromage blanc, bière Rickard’s dark et chips de taro. Je dois avouer: c’est mon premier tartare de boeuf à vie. Les yeux ouverts, j’aurais peut-être dit non ou l’aurais refilé subtilement à mon voisin. ;-) Mais perdre un sens c’est redécouvrir les autres! Mis en sandwich entre deux chips de taro, le tartare se découvre au toucher et se mange comme un biscuit croustillant!

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     Les plats chauds sont arrivés en pairs: lait de potiron et dumplings de côtes levées à la bière Rickard’s dark (ci-haut), suivi d’une polenta au canard avec son coulis de foie gras. Pour ma part, les dumplings ont eu une petite ovation! Oubliez les ailes de poulet à la Coupe Grey, optez pour les dumplings de côtes levées! 

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     Durant toute la dégustation le chef Ian Perreault, avec un humour charmant, nous partage le plaisir qu’il a eu à travailler avec cette bière. Cherchant constamment à vulgariser sa cuisine, nous nous sommes mis à rêver d’une soirée du hockey accompagnée d’un bol de gravlax ou de sandwichs tartares…

     Dans la langue de la bière, la Rickard’s dark parle à voix basse; c’est une bière d’entrée de gamme qui plaira certainement au plus grand nombre. Parfaite pour une soirée entre amis – à ne pas boire seulement lors des jours sombres du Canadien – sa couleur foncée qui rappelle celle du bois d’érable torréfié est le complément idéal d’une fin de semaine de ski

Une pédicure par des poissons?

5 novembre 2009 at 19:41 | In Insolite, Montréal | Leave a Comment
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     Les médias et plusieurs magazines féminins (dont Elle Québec) en ont glissé quelques mots au courant de la dernière année; plusieurs salons de beauté, notamment en Asie mais maintenant un peu partout dans le monde, offrent une nouvelle sorte de pédicure où vous plongez vos pieds dans un aquarium et de petits poissons s’occupent de se nourrir de vos peaux mortes!

     Lorsque j’ai appris que le service se donnait ici-même à Montréal, je n’ai pas pu résister! (Mes pauvres petits pieds ont souffert le martyre durant toute mon enfance et mon adolescence dans des pointes et des souliers à claquettes; ils méritent bien une fois dans leur vie de se faire embrasser par une soixantaine de petits poissons! ;-) )

tami

La séance en tant que telle

     On nous rince d’abord abondamment les pieds à l’eau chaude. Puis, pendant une quinzaine de minutes, on plonge nos pieds dans l’aquarium… et les petits poissons s’occupent du reste! Le traitement est tout en douceur. Si la pièce n’était pas si petite et débordante d’une discussion entre cliente et esthéticiennes, j’aurais facilement pu m’imaginer en train de me reposer les pieds dans l’eau sur le bord d’un lac…

    La sensation est surprenante au début, mais bien agréable! En fermant les yeux, j’avais simplement l’impression qu’une multitude de petits poissons se faufilaient entre mes pieds; un mélange de frôlements et de légères vibrations. À la sortie de l’aquarium, tous les poissons restent dans l’eau (ce ne sont pas des sangsues, fiou!), on nous rince encore à l’eau chaude, puis on procède à la pédicure habituelle. J’ai pour ma part vraiment apprécié cette expérience hors du commun!

Ce qu’il faut savoir

     Les poissons utilisés pour cette forme particulière de pédicure sont des garra rufa. Rassurez-vous, ils n’ont pas de dents comme les chin chin, une sorte de tilapia que certains utilisent pour les remplacer! Les garra rufa proviennent à l’origine de la Turquie (région de Kangal) où on les utilisait pour soulager des maladies de peau comme l’eczéma et le psoriasis. L’idée de les transformer en de petits esthéticiens suçotant est ensuite apparue au Japon et en Croatie, et s’est finalement propagée un peu partout dans le monde.

     La fish pedicure est par contre rapidement devenue controversée dès sont arrivée en Amérique. Depuis l’année dernière, elle est même interdite dans une douzaine d’États américains (dont Washington, le Texas et la Floride), alors que d’autres États comme l’Ohio l’ont approuvée suite à une enquête (vous pouvez lire trois articles sur le sujet iciici et ici). Que faut-il donc en penser?

     Certains déplorent la difficulté de désinfecter le bassin après chaque utilisation; d’autres, le fait que les poissons pourraient transmettre des maladies, mais personne ne semble tenir de véritables études sur le sujet! Impossible de trouver des détails plus précis; ces interdictions seraient seulement « préventives » et ne mentionnent aucun réel cas de complications…

     Personnellement, toutes ces lectures n’ont pas réussi à me dissuader d’expérimenter la chose! J’ai pu constater que les garra rufa agissaient vraiment en surface de la peau, même pas assez en profondeur pour véritablement me chatouiller; s’ils avaient eu des dents ou si j’avais ressenti des pincements, j’avoue que je me serais posé de sérieuses questions. Le système de filtration semblait également adéquat, mais je ne suis évidemment pas une spécialiste. Je suis sortie de là avec les pieds vraiment doux et les ongles peints en mauve mais je crois que c’est normal. ;-)  Évidemment, je suis ouverte à toute autre lecture ou information que vous trouveriez sur le sujet!

     Enfin, si comme moi vous êtes curieuse et un brin téméraire (!), vous pouvez vous rendre à Montréal chez Tami Beauté des ongles (60 Duluth est) pour en faire l’essai! (Vous pouvez lire un autre article sur le sujet ici!)

Un soupçon de caca dans votre bière?

22 septembre 2009 at 10:14 | In Insolite | 1 Comment
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Civette (photo provenant de Wikipedia)

Civette (photo provenant de Wikipédia)

Ce n’est pas tout à fait exact, mais ce n’est pourtant pas faux…

Saviez-vous que ce petit animal, qui ressemble à un petit raton laveur, est le « producteur » du café le plus cher au monde? Il s’agit d’une civette asiatique, également connue sous le nom de luwak.

Originaire d’Indonésie, la civette adore se nourrir de grains de café; la transformation enzymatique qui a lieu dans son système digestif aurait la propriété de faire ressortir une finesse et un arôme particulier aux grains de café, qui sont récupérés dans les excréments de la petite bête et créent le café le plus cher du monde (réputé à 500 euros le kilo!), le kopi luwak!

La brasserie danoise Mikkeller est pour le moment la seule au monde à fabriquer une bière avec un café similaire, la Mikkeller Beer Geek Brunch Weasel (une imperial oatmeal stout à 10,9% d’alcool); ils utilisent pour leur part le café vietnamien ca phe chon, issu du même processus de récolte.

J’ai eu la chance d’y goûter tout récemment (merci fréro!) en la comparant à d’autres stouts au café. C’est un excellent produit, il va sans dire, où le goût concentré du fameux café est juxtaposé à celui des malts rôtis et des houblons résineux; « une bière pour les annales« , s’est exclamé mon cousin en riant…

mikkeller

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