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Beau et succulent bouquin pour emporter

4 fév take away

Je me souviens des shashliks qui grillaient pour nous sur le marché de Yalta, d’un bol de soupe phô avalé en vitesse sur un trottoir de Hanoï, de quelques brochettes d’agneau épicées à Marrakech, d’un marchand de bretzels au pied d’un gratte-ciel de New York, d’un hot dog entre Québec et Montréal [...]

- Jean-Louis André, préface de Take Away, 120 recettes de cuisine de rue dans le monde

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L’invitation au partage

25 jan spear_thomas

Chacun de nos gestes ouvre les carrefours/ chacun de nos pas grandit l’horizon/ nos syllabes et nos dialectes frappent à toutes les fenêtres/ nos quartiers franchissent les digues/ nos peuples remuent les nuages de la mort/ avec un cahier quadrillé ESPOIR

- Rodney Saint-Éloi, “Les villes sont d’étranges bateaux” dans Montréal vu par ses poètes

 

Vendredi le 5 février prochain à 18h aura lieu à la Librarie Olivieri (5219 chemin Côte-des-Neiges) une soirée bénéfice mettant à l’honneur la littérature haïtienne. Un rendez-vous à ne pas manquer!

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Le Gourmet solitaire: la nourriture japonaise comme un poème

6 jan gourmet_solitaire

Dans le Gourmet solitaire de Jirô Taniguchi, nous parcourons tranquillement les dessins de Masayuki Kusumi, où un homme de commerce plutôt mystérieux, mange. Nous n’apprendrons pas grand chose sur cet amateur de spécialités japonaises parce que le véritable protagoniste de ce manga est… la nourriture!

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Des mangas pour les gourmands

26 nov Aya tome 1

Aya Kisaragi est une conseillère culinaire avec du caractère! Travaillant pour la société Food Project, elle doit enseigner les rudiments du métier à son naïf stagiaire Ippei Komaï, tout en réussissant chacune de ses interventions visant à remettre sur pieds des restaurants (ou des chefs!) qui en ont vraiment besoin. Tout comme Ippei, c’est par étapes que nous apprenons à connaître autant le personnage d’Aya que ses plans souvent imprévisibles!

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Captivantes Cartes postales

7 oct Cartespostales

“C’est probablement ça aussi, l’identité. Voir son reflet tous les jours dans 25 paires d’yeux bridés qui n’ont encore rien vu et ne pas s’y reconnaître tout à fait.”

-Marie-Julie Gagnon, Cartes Postales d’Asie

Il attendait depuis plusieurs mois sur ma table de travail et je me disais: “si je lis le livre de Marie-Julie c’est CERTAIN que je ne pourrai plus résister à la tentation d’aller en Asie”! (Bon, vous savez maintenant ce qui s’est produit!) J’ai finalement dévoré les Cartes Postales d’Asie en deux petites journées à Gaspé cet été – je continue de croire que la meilleure chose à lire, lorsque l’on est soi-même en voyage, est un autre récit de voyage!

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On adore notre métropole kitsch!

6 mai montrealkitsch

     Vous l’avez sûrement déjà vu; depuis sa récente parution, il scintille dans les premiers étalages de toute bonne librairie… Sébastien Diaz a eu l’excellente idée de rédiger le tout premier guide touristique axé sur la “kitschitude” de Montréal. C’est vraiment avec plaisir que l’on parcourt ce large portrait des lieux de la métropole qui sont encore témoins du passé; on aurait même aimé voir encore plus de photos!

     Après avoir feuilleté Montréal Kitsch je réalise que…

  • je ne suis jamais allée au Casino de Montréal
  • je dois impérativement retourner chez Orange Julep
  • je veux découvrir le Jardin Tiki, le Miami Deli, et surtout retourner chez Wilensky’s!!
  • je dois absolument aller faire un tour au Marché Haïtien Épicerie Vaudou tout près de chez moi!
  • ça fait trop longtemps que j’ai mis les pieds au Vieux St-Denis!
  • je ne retrouverai jamais dans les stades de baseball américains le même charme que celui de manger une poutine avec une queue de castor au son des “popcorn maïs soufflé” accompagnant les Expos au Stade Olympique… 
  • j’ajouterais à la section “où boire un verre” la splendide Taverne Jarry et sa machine du genre “lave-auto” pour nettoyer les bocks de bière… 

montrealkitsch

     Une petite déception par contre: je dois vous avouer que j’ai hésité à acheter le livre quand j’ai vu qu’il coûtait 30$ (probablement à cause du joli brillant sur la couverture) et que son intérieur avait déjà l’air vieux… En le lisant en plus, l’odeur de ce papier que l’on dit “enviro 100% postconsommation” n’est vraiment pas agréable… Dis, c’était pour donner un look rétro à mon livre plus rapidement que les pages sont déjà jaunes? Non mais sans blague, à ce prix-là (ce n’est quand même pas un journal) et avec un contenu si intéressant, j’aurais aimé du papier de meilleure qualité…

Perdue dans le don de soi

28 avr massothérapeute

- Qu’est-ce que tu fais dans la vie?

- Massothérapeute.

- T’es masseuse?

- Massothérapeute.

Règle générale, je me mets dans tous mes états quand quelqu’un confond les deux termes. Ma formation professionnelle m’a coûté assez cher comme ça, je ne veux pas en plus qu’on sous-entende que je masturbe des hommes d’affaires pour gagner ma vie. Mais j’ai simplement corrigé Yannick sans rouler des yeux, sans ajouter dans ma tête “massothérapeute, triple con”.

- Maia LOINAZ, La massothérapeute

Si vous me connaissez un tant soit peu, vous vous doutez que je ne pouvais tout simplement pas passer à côté de ce livre! J’ai couru à la librairie dès que j’ai appris l’existence du premier roman de Maia Loinaz; il faut avouer que les romans où la protagoniste est une massothérapeute ne sont pas très courants! (D’ailleurs, si vous en connaissez d’autres, faites-moi signe!) J’avais bien hâte de voir si La massothérapeute allait réussir à séduire la littéraire et/ou la praticienne en massothérapie en moi…

Résultat: j’ai passé d’agréables heures avec le récit de Maia Loinaz, qui a su m’arracher quelques fous rires malgré toute la frustration et la blessure de Martine, massothérapeute désabusée et insatisfaite de son quotidien, de son travail et de ses amours. La massothérapeute en moi a été charmée par les nombreux et justes clin d’oeils à la profession, par le regard “anatomique” que la protagoniste porte sur les autres bien malgré elle; la littéraire en moi a apprécié le talent de la jeune écrivaine qui réussit à nous faire rire à maintes reprises à travers la grande désillusion de son héroïne.

massothérapeute

La quatrième de couverture, qui nous promet un “roman parfumé à l’huile essentielle avec plus d’effets bienfaisants qu’une désintoxication par les plantes ou un enveloppement d’algues”, n’est par contre peut-être pas tout à fait exacte… Je n’étais pas revigorée en terminant le livre, mais plutôt un peu triste… Est-ce parce que je suis moi-même en train de me demander si je veux exercer ce métier et que ce livre ne m’y encourage pas? Est-ce parce que je n’ai pas l’habitude de côtoyer un personnage aussi frustré que Martine?

Chapeau à Maia Loinaz pour ce livre original, qui fera enfin entrer le grand public dans l’univers méconnu de la massothérapie! Si chacun des chapitres fait un clin d’oeil à un article du code de déontologie de la FQM (Fédération québécoise des massothérapeutes), c’est dès la préface que l’auteure aborde le don de soi, un thème que l’on ne rencontre pas souvent en littérature et qui se retrouve à l’essence même de la profession de massothérapeute. On nous explique bien, lors de notre formation, qu’il faut être une personne équilibrée physiquement, moralement et psychologiquement dans la vie pour exercer la massothérapie; mais on ne s’attend certainement pas à se questionner autant sur soi-même en voulant donner aux autres…

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