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Le goût du Japon

23 novembre 2009

Depuis quelques mois déjà, je lis passionnément les guides voyages et navigue sur les sites internet en prévision de notre voyage au Japon; ai-je besoin de vous dire à quel point mon imaginaire commence à se nourrir de crème glacée au thé vert matcha, de Kit Kat aux multiples saveurs, des sushis les plus frais du monde, des fameux Bento boxes ou de rāmen?

C’est en se rendant chez notre restaurant favori de cuisine vietnamienne dans le quartier chinois de Montréal que nous avons croisé un tout nouveau restaurant japonais de rāmen; j’allais enfin pouvoir mettre des saveurs sur mes plus récents rêves gastronomiques! (La journaliste Marie-Claude Lortie parlait d’ailleurs de ce restaurant tout récemment dans cet article)

Sumo Rāmen (1007 boul. St-Laurent) est une maison de nouilles japonaises. Au menu, on y trouve une douzaine de combinaisons de rāmen accompagnées d’algues ou de feuilles d’algues, de chop suey, d’un oeuf dur, de maïs, de porc BBQ et/ou épicé, de crevettes ou d’agneau; on choisit comme base de soupe un bouillon soya ou miso.

(Ci-haut: comme entrée, nous avons essayé les gyōza ou dumplings japonais, servis avec une vinaigrette maison et une purée de carottes blanches)

Les dumplings étaient bien, mais je préfère encore les versions chinoises que j’ai apprises dans mon cours de dim sum! Comme il s’agissait de mon tout premier bol de rāmen, je ne peux pas vous dire s’ils ont un goût “authentique” ou non, seulement que j’ai vraiment adoré mes rāmen au won ton (ci-haut) et que je trouve très réconfortante la possibilité de déguster une soupe-repas avec un bouillon miso! Chéri a également bien aimé son volcano rāmen (ci-bas) bien épicé (trop pour moi)!

Sumo Rāmen offre également au menu des intrigantes ailes de poulet frit “au style japonais”, ainsi que deux plats avec des anguilles dont un Bento qui avait l’air délicieux… J’attends des nouvelles de belle-soeur qui raffole des anguilles pour avoir sa critique sur le sujet!

Nous retournerons très certainement dans le coin au courant des prochains mois; ce sera difficile de choisir entre les rāmen ou la soupe tonkinoise d’à côté!

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S’initier au thé chez Camellia Sinensis!

20 novembre 2009

     La boutique Camellia Sinensis (“plante de thé d’origine chinoise”) est bien connue de tous les grands amateurs de thé à Québec ou à Montréal. Depuis son ouverture en 1998, elle s’est forgée la réputation bien méritée de procurer à ses clients des thés de première qualité que ses propriétaires-dégustateurs vont chaque année sélectionner eux-mêmes auprès des producteurs en Chine, à Taiwan, au Japon, au Vietnam, en Inde et au Sri Lanka.

     Mis à part leurs délicieux produits, ce que l’on apprécie le plus chez eux est que leur véritable désir n’est pas de vendre, mais de communiquer une passion contagieuse pour la dégustation du thé!

     Le cours d’Initiation au thé que nous avons suivi cette semaine s’adresse à toute personne curieuse d’en apprendre davantage sur le thé, son histoire, sa provenance, la transformation de ses feuilles et ses diverses variantes. C’est l’endroit et le moment idéal pour poser toutes les questions que vous vous êtes déjà posées sur le sujet sans y avoir trouvé réponse et pour s’initier à la dégustation du thé!

     Ayant toujours aimé le thé, j’ignorais pourtant que tous les thés proviennent de la même plante et que c’est la transformation des feuilles qui permet d’en offrir toute une panoplie de nuances allant du thé blanc au thé noir! Ma découverte de la soirée a certainement été le thé Wulong (ci-haut), dont je n’avais jamais remarqué l’agréable côté huileux et/ou laiteux. (Ci-bas: feuilles d’un thé Wulong)

     À notre grande surprise, il faut sapper pour bien déguster un thé! De plus, certains thés, notamment les variantes du thé vert, ont beaucoup plus d’arôme que d’autres; une gorgée de thé se termine véritablement en expirant par le nez! En plus d’en avoir appris davantage sur le choix des théières et la bonne manière d’infuser chacun des thés, j’ai découvert que les thés rooibos ne proviennent en fait pas du tout de théiers mais plutôt d’une plante similaire d’Afrique du Sud qui ne contient pas de caféine…  (Ci-bas, un exemple de thé noir)

     Si l’expérience vous intéresse, le cours d’Initiation au thé (consultez le calendrier) est offert au coût de 35$ pour environ 2h30 de cours… le nôtre a duré plus de trois heures! Cette Initiation est un préalable pour suivre cinq autres cours plus spécialisés sur les régions de la Chine, de Taiwan, de l’Inde et du Sri Lanka, du Japon et sur la découverte des thés Pu Er! Pensez à réserver longtemps d’avance et/ou à vous mettre sur les listes d’attente!

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Le WHIF: un inhalateur de goût?

17 novembre 2009

     Quand j’étais petite, je ramassais mon argent de poche pour me rendre au dépanneur du coin choisir des bonbons; j’adorais particulièrement la poudre de bonbons à saveur de fruits, qui se vendait dans des pailles de différentes couleurs ou dans des petites bouteilles en plastique réutilisables en forme de fruits… C’est la première chose à laquelle j’ai pensé lorsque j’ai essayé le WHIF!

     Inventé par le professeur David Edwards (Université Harvard) et distribué principalement en France pour le moment, le WHIF est un petit cylindre contenant des minuscules particules de nourriture sous forme de poudre. Pour y goûter, il faut déposer sa bouche et inspirer légèrement sur le tube, sans aspirer trop fort ou faire passer les particules par le nez; ce n’est pas du tout évident au début! Le terme “inhalateur” n’est peut-être pas exact, puisqu’il paraît que les particules aspirées, vu leur taille, sont dissoutes bien avant de se rendre aux poumons…

     Le WHIF contient une si petite quantité de particules que son inventeur peut se vanter d’offrir ” le goût du chocolat mais sans calorie”; en effet, les trois saveurs offertes pour le moment sont chocolat-menthe, chocolat-framboise et chocolat noir.

     Pour quelqu’un comme moi qui ADORE le chocolat, la petite dose offerte (environ 3 ou 4 aspirations) par le WHIF ne réussit pas à me rassasier! Je suis tout simplement incapable de whiffer une seule fois et de garder le reste pour plus tard, pfff!

     Je trouve le concept fort intéressant, surtout s’il peut être développé avec de multiples saveurs alimentaires; en revanche, il ne semble pas tout à fait à point. Si vous ouvrez votre whif trop rapidement et ne faites pas attention pour le tenir bien à l’horizontale, la poudre s’en échappe très facilement! L’idée, comme je le mentionnais précédemment, me rappelle la poudre de bonbons que je mangeais étant enfant; pourquoi présenter le produit comme un sévère paquet de cigarettes alors qu’il n’est au fond qu’un curieux bonbon?

     Nous sommes sûrement encore loin de pouvoir remplacer “manger” par “inspirer”, mais j’ai tout de même bien hâte de connaître les nouveaux développements de cette curieuse invention!

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Avoir faim d’histoire!

15 novembre 2009

     Je me demande s’il m’est déjà arrivée auparavant d’être autant interpellée par une exposition historique! C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je me suis rendue cette semaine au Musée du Château Ramezay (280 rue Notre-Dame est) pour en découvrir davantage sur notre héritage culinaire grâce à l’exposition ”À Table! Traditions alimentaires au Québec “.

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      Comme plusieurs d’entre vous peut-être, je suis passée très souvent à côté du Musée Ramezay en me rendant au Vieux-Port par la place Jacques-Cartier sans jamais m’y arrêter; j’étais bien surprise d’y découvrir un aussi beau décor! On se sent dès l’entrée comme privilégiés d’avoir accès aux pièces de ce musée. L’exposition “À Table”, quant à elle, n’occupe que quelques salles… mais j’y ai pourtant passé une bonne heure au total à tout lire et observer!

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(Ci-haut: nos cuisines ont un peu évolué en l’espace de quelques siècles!)

     Beaucoup d’informations et plusieurs époques différentes s’entassent dans les quelques salles de l’exposition “À Table”, où l’on apprend entre autres que nos chères pommes de terre pilées n’étaient pas dans nos assiettes avant l’arrivée des Britanniques en 1763, puisqu’elles était considérées exclusivement comme de la nourriture pour animaux! Anecdote loufoque du XVIIe siècle; alors qu’il était interdit de manger de la viande durant la période du carême, certains “chanceux” mangeaient du castor parce que Rome le considérait comme du poisson! J’étais également très surprise d’apprendre qu’il y avait une rhumerie à Québec en 1769 et que le premier restaurant au Québec a été celui de Charles-René Langlois, en 1792. Et puis, saviez-vous que malgré que ce soit un produit coûteux, on consommait du chocolat ici – surtout en boisson chaude - dès 1659?    

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 (Ci-haut, l’ancêtre de nos chers pots Mason: des jarres à conserves en céramique (1830-1850))

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 (Au fond, un pressoir à fruits du XIXe siècle (!) et devant, un ingénieux épluche pomme (1775-1799)!)

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     J’ai bien apprécié les quelques jeux interactifs de l’exposition, qui nous permettent de découvrir et de mieux retenir certaines particularités de notre héritage culinaire; j’ai aussi bien aimé lire et retracer l’origine de dix mets bien québécois, dans la dernière salle, comme le pâté chinois, la tourtière, les fêves au lard ou le repas de cabane à sucre. J’ai par contre, en même temps, eu l’impression d’être ”bombardée” d’informations qui mêlaient plusieurs époques et qui rendaient un peu difficile la tâche de saisir chronologiquement l’évolution de nos traditions culinaires…

     Pour les mordus de gastronomie et/ou d’histoire québécoise, l’exposition est présentée du 10 novembre 2009 au 6 septembre 2010! (Je n’ai pour ma part pas pu résister et me suis procurée, à la sortie de l’exposition, le livre d’Yvon Desloges (historien rattaché à l’exposition), À table en Nouvelle-France, que j’ai bien hâte de lire!)  

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Rickard’s dark: brasser du noir

12 novembre 2009

- par Médéric Boudreault (collaboration spéciale!)

     Mardi dernier, Molson Coors avait invité un groupe de blogueurs dans la magnifique salle John-Molson de la brasserie Molson, afin de leur faire découvrir la nouvelle venue chez Rickard’s, la dark. Pour l’occasion, le chef Ian Perreault avait concocté une série de plats ayant comme point commun la Rickard’s dark dans la liste des ingrédients.

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     À notre arrivée, on nous annonce que la dégustation aura lieu dans le noir et des bandeaux pour les yeux nous sont remis. Nous prenons place à table par groupes de quatre. Les lumières sont tamisées et des petites bougies chuchottent les derniers rayons de lumière avant de passer au noir. Ian Perreault, le maître et le chef de cérémonie, nous invite à se créer des repères quant à l’emplacement des ustensiles, de la bière et de l’eau.

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(Vous les reconnaissez malgré leurs bandeaux? Ce sont des amis blogueurs…)

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     (Ci-haut: votre reporter in the dark!)

     Les premiers plats nous arrivent sans que l’on puisse les voir; on devine leur présence en passant doucement nos mains sur la table. Le premier service est constitué de trois plats froids; Ian nous guide dans ce dédale de porcelaine.

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     À notre gauche: le ceviche de pétoncle U10 à la bière. J’ai l’impression que ma gauche est très loin et que je vais manger dans l’assiette de droite de mon voisin! Au centre, un gravlax de saumon si tendre, qu’il donnait l’impression de croquer dans un morceau de vent très goûteux! À droite, un tartare de filet de boeuf AAA, émulsion au fromage blanc, bière Rickard’s dark et chips de taro. Je dois avouer: c’est mon premier tartare de boeuf à vie. Les yeux ouverts, j’aurais peut-être dit non ou l’aurais refilé subtilement à mon voisin. ;-) Mais perdre un sens c’est redécouvrir les autres! Mis en sandwich entre deux chips de taro, le tartare se découvre au toucher et se mange comme un biscuit croustillant!

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     Les plats chauds sont arrivés en pairs: lait de potiron et dumplings de côtes levées à la bière Rickard’s dark (ci-haut), suivi d’une polenta au canard avec son coulis de foie gras. Pour ma part, les dumplings ont eu une petite ovation! Oubliez les ailes de poulet à la Coupe Grey, optez pour les dumplings de côtes levées! 

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     Durant toute la dégustation le chef Ian Perreault, avec un humour charmant, nous partage le plaisir qu’il a eu à travailler avec cette bière. Cherchant constamment à vulgariser sa cuisine, nous nous sommes mis à rêver d’une soirée du hockey accompagnée d’un bol de gravlax ou de sandwichs tartares…

     Dans la langue de la bière, la Rickard’s dark parle à voix basse; c’est une bière d’entrée de gamme qui plaira certainement au plus grand nombre. Parfaite pour une soirée entre amis – à ne pas boire seulement lors des jours sombres du Canadien – sa couleur foncée qui rappelle celle du bois d’érable torréfié est le complément idéal d’une fin de semaine de ski

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Premier YULeat au St-Urbain!

8 novembre 2009

     Nous allons encore une fois démentir la rumeur que l’internet incite les gens à rester seuls devant leurs ordinateurs et les empêche de faire de “véritables” rencontres! Après les rassemblements de blogueurs mieux connus sous le nom de Yulbiz et Yulblog, voici maintenant notre tout nouveau “YULeat”; un rendez-vous de blogueuses gourmandes montréalaises!

     C’est d’abord Annie, du blog des 2capricieux, qui a eu la charmante idée de nous inviter à sortir, Gabrielle de Prétextes, Josiane des Joyeux pétrins et moi-même; nous discutons ensemble sur internet depuis des mois alors pourquoi pas continuer à le faire en personne! Nous nous étions données rendez-vous au St-Urbain du chef Marc-André Royal et, de discussions en découvertes gustatives, y avons passé tout près de six heures!

     Dès notre arrivée, nous avons été accueillies par un serveur qui savait très bien mettre son menu en valeur! En plus de posséder son propre fumoir pour les viandes, le St-Urbain nous permet de profiter d’une excellente sélection de vins d’importations privées, à la bouteille ou au verre…

     Voici un aperçu du menu du soir auquel nous avons eu droit:

  • Velouté de champignons sauvages, amandes, huile de truffe et copeaux de parmesan (exquis!!)

veloutéchampignons

  • Une gâterie sur le thème du canard offerte par le chef (quelle gentillesse!) que nous avons séparée en quatre; magret de canard (fumé sur place), rillettes et une tartelette RENVERSANTE au coulis de porto (wow!)

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  • Mon mets principal: magret de canard laqué à l’absinthe, accompagné de champignons, d’une purée de patates douces, d’un oignon perlé, d’échalotes frites et d’une purée d’épinards (délicieux!)

canardabsinthe

  • Et puis enfin, pour le dessert, deux d’entre nous ont succombé au beignet chaud avec sa sauce au caramel et beurre salé

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  • … et les deux autres, au flan au citron, émulsion de framboise et glace au chocolat noir!

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     En guise de ”petites menthes” à la fin du repas, on nous a servi des mini-meringues (de la taille de pépites de chocolat) qui nous ont semblé être au basilic… bon et original!

     Pas besoin du vous dire que le St-Urbain a charmé nos papilles gustatives sur toute la ligne… Notre seul commentaire négatif ira à la difficulté d’y faire une réservation! (Si vous prévoyez rappeler vos clients cinq jours plus tard pour confirmer une réservation, il faudrait au moins le mentionner sur la boîte vocale!) Ah mais on vous a vite pardonné dès la première bouchée… Et on en profitera également pour aller au St-Urbain sur l’heure du lunch, plus qu’ heureux d’avoir un restaurant d’aussi bonne qualité dans le quartier!

Ajout 9 novembre:

     Vous pouvez également lire le résumé de notre soirée rédigé par Annie (avec d’autres photos!) sur le blog des 2capricieux, et celui de Gabrielle sur Prétextes!