Finalistes au prix Émile-Nelligan 2009

telethons     Un petit billet qui n’était pas prévu, mais puisque mes interventions poétiques sont trop rares par ici, pourquoi pas…

     Depuis 1979, on remet chaque année le prix Émile-Nelligan accompagné d’une bourse de 7 500$ à un poète de moins de 35 ans ayant publié un recueil dans l’année en cours… Claude Beausoleil (1980), Anne-Marie Alonzo (1985), Élise Turcotte (1987,1989), Tony Tremblay (1998), Kim Doré (2004), Renée Gagnon (2005) et Danny Plourde (2007) ne sont que quelques noms parmi les excellents poètes qui l’on reçu au courant de toutes ces années…

      Les finalistes de cette année viennent d’être dévoilés : Catherine Lalonde pour Corps Étranger (Québec Amérique), François Turcot pour Derrière les forêts (La Peuplade) et Marc-Antoine K. Phaneuf pour Téléthons de la Grande Surface (Quartanier).

     Je vous avais déjà parlé de Marc-Antoine, qui est à la fois artiste et poète, et je suis vraiment heureuse de sa nomination! Non seulement parce que c’est un ami vraiment dévoué dans le milieu, mais aussi parce que sa poésie (que je n’ai, pour ma part et contrairement à d’autres, aucun problème à qualifier de « poétique »!) détone véritablement de ce qui se fait présentement. J’avais adoré son premier recueil à la fois pimpant et audacieux à la couverture rose fluo Fashionably Tales; et les Téléthons de la grande surface, malgré que ce soit des listes de « name-dropping », je les ai dévorés en une petite heure! Je vous les suggère tous les deux… Et félicitations Marc-Antoine pour cette belle nomination!

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Nouveau départ… et le premier voyage d’une valise rose

Non non, je ne parlerai pas de la situation politique des États-Unis, même si j’ai moi aussi suivi avec émotion la journée historique d’hier! Ce « nouveau départ », c’est le mien(!) Ce matin, j’ai appris que mon mémoire de maîtrise sur lequel j’ai travaillé pendant près  de 4 ans a finalement été accepté à l’unanimité et sans aucune correction! Je suis vraiment émue par les commentaires reçus (et tout ce que cela signifie pour moi!) et même si ça ne faisait pas partie du sujet de ce post, c’est pourtant la nouvelle que j’ai envie de crier sur les toits!!!

valiserose

Il y a déjà trois ans, j’ai publié (indépendamment de mon projet de maîtrise) aux éditions Mémoire d’encrier un recueil de poésie intitulé La déroutée (c’est d’ailleurs ce titre, vous vous en doutez, qui a inspiré le nom de ce blog…)  L’idée d’apprendre sur soi-même et de grandir en sortant et même en se perdant « hors des sentiers battus », « à l’extérieur de sa propre zone de confort » par le voyage, les mots, par l’imagination aussi, a toujours été au centre de mon quotidien. Prendre le bus voyageur, le train ou l’avion, (et en ce sens aussi, choisir d’écrire ou de créer, peut importe la forme que cela prend) pour moi, c’est comme revenir à quelque chose d’essentiel à ce que je suis; partir a pris tout son véritable sens lorsque j’ai constaté que je partais non pas pour fuir mais bien pour mieux revenir chez moi, ou pour mieux me dessiner.

Maux de dos obligent (quel malheur, je n’ai pas encore 30 ans et déjà mon corps me puni d’avoir fait la paresseuse dans les derniers mois!), j’ai remisé mon backpack et me suis procuré une toute nouvelle valise à roulettes qui a bien hâte d’entamer son premier voyage! Dans sa pochette avant, il y a le plus récent livre de Bruno Blanchet, La Frousse autour du monde (dont je vous reparlerai certainement à mon retour), quelques revues à potins(!) et puis – peut-être un indice sur la destination – Le vieil homme et la mer, un classique d’Ernest Hemingway…