Connaissez-vous votre nouvelle orthographe?

     Abime. Aout. Apparaitre. Ambigüité. Bienêtre. Bookmakeur. Brulant. Chaine. Checkups. Clergyman. Connaitre. Couteux. Croute.  Diner. Entrainer. Etcétéra. Fastfood. Gaité. Freezeur. Fraicheur. Gageüre. Gouter. Huitre. Maitre. Microondes. Naitre. Ognon. Passetemps. Piquenique. Presqu’ile. Souler. Shampouiner. Viceversa. Aimè-je? Pas du tout!

     Il y a quelques semaines je me suis « enfin » procurée le Vadémécum de l’orthographe recommandée, mieux connu sous le nom du Millepatte sur un nénufar. Je dis « enfin » parce que je baigne dans les départements de langue française, que ce petit truc existe depuis 2005 et que je ne l’avais pas encore dans ma bibliothèque; et non parce que ça me tentait particulièrement de l’avoir!

    Je lisais en fin de semaine un article intéressant de Daphné Dion-Viens (sur le même sujet ici et ici),  soulignant que les écoles du Québec sont « en retard » quant à l’enseignement de la nouvelle orthographe. Ce qui m’agace, dans toute cette histoire, c’est que je crois, tout comme Marie-Éva de Villiers (auteure du Multidictionnaire), que cette nouvelle orthographe n’a pas à être « imposée ». Si elle tarde à être acceptée par la majorité des gens, c’est peut-être parce qu’elle ne nous intéresse pas?

     Personnellement, je n’ai pas trop de problème avec l’idée de mettre des traits d’union dans les numéros composés… Mais je dois vous avouer que certains anglicismes ou mots composés sans trait d’union me donnent des frissons, et qu’enlever les accents circonflexes ou mettre des trémas sur les « u » je trouve ça VRAIMENT LAID! Mon « goût » perd tout son « gout »!!! Acceptons l’ancienne et la nouvelle orthographe, si mesdames et messieurs de l’Académie française insistent, mais de grâce, ne faites pas disparaître le chapeau sur mon « île »!!!

vademecum

Une gâterie qui n’a pas d’âge

Je n’ai pas pu résister; ces temps-ci je me sens un peu comme Charlie (je vous expliquerai pourquoi plus tard cette semaine!) alors je me suis procurée et j’ai relu la version française « folio junior » de Willy Wonka and the chocolate factory! Après tout, c’est la fin de semaine de Pâques!

Ayant d’abord été publié en 1964 par le célèbre Roald Dahl, Charlie et la chocolaterie a ensuite été adapté au cinéma à deux reprises; si vous avez eu la chance de voir la version plus récente de Tim Burton (2005), il est difficile d’oublier le visage de Freddie Highmore en Charlie et de Johnny Depp en Willy Wonka… Cependant (chose qui ne m’est pas arrivée souvent!) voir le film ne m’a pas empêchée de relire le livre d’origine et de constater que mon imagination plânait encore dans ses propres créations; au diable les images fraîchement pondues par les effets spéciaux! Quelle joie, une histoire qui semble résister à  sa version cinématographique!  Ah ça c’est le signe d’un véritable classique, à lire et à relire…

– Et comme ça sent bon! répondit grand-papa Joe en reniflant longuement. Les plus merveilleux parfums du monde se rencontraient dans l’air qu’ils respiraient. Un savant mélange de café grillé, et de sucre confit, et de chocolat fondu, et de menthe, et de violette, et de noisette pilée, et de fleur de pommier, et de caramel, et de zeste de citron…

(Et pour les curieux ou inconditionnels, il y a également une suite: Charlie et le grand ascenseur de verre; je ne l’ai pas encore lue… euh… shut… je m’en vais l’acheter tout à l’heure!)

charlie

La Passion des herbes

Ça fait plusieurs années que je n’arrive pas à trouver assez de temps pour apprendre à jardiner comme je l’aurais désiré… Alors pour me consoler, lors des journées grises d’hiver, je fais plusieurs recherches à la bibliothèque sur les plantes, herbes et fleurs comestibles (au jardin, je m’intéresse surtout aux plants et fleurs qui servent à quelque chose: que l’on peut manger, utiliser dans les cosmétiques faits maison ou qui possèdent des vertus médicinales). De tous les livres de référence sur le sujet (enfin, si vous en préférez d’autres, j’attends vos suggestions!), c’est toujours celui de Jekka McVicar qui me semble le plus intéressant et le plus complet…

Quelle surprise, le mois dernier, une magnifique nouvelle édition a vu le jour! La mise en page est complètement modifiée, encore plus jolie (difficile de résister à cette magnifique et délicieuse bourrache en page couverture!), et toutes les informations toujours aussi pertinentes s’y trouvent (les diverses espèces, des précisions sur les semis, la culture en pot, l’entretien et les parasites, la récolte, l’usage culinaire, cosmétique ou encore les vertus médicinales, etc.)! Un bel achat (autour d e 30$) pour les jardiniers débutants like me!

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Des légumes pour… dessert?

My god une chance que ma mère n’est pas tombée sur un livre semblable dans sa période « grano » quand j’étais petite (où nous mangions entre autres des hamburgers et des hot-dogs au tofu sur pain de blé entier, sans oublier une succulente – vraiment – crème glacée au tofu), parce mon frère et moi « on y aurait goûté »! Je ne sais plus trop comment j’ai trouvé ce livre, mais je n’ai pas pu résister à y jeter un coup d’oeil; ça s’appelle Desserts de légumes, par Elisabeth Schafer et Jeanette L. Miller, publié aux Éditions La Plage en 2001.

Voyons voir, personnellement, mes expérimentations avec les légumes comme desserts se limitent probablement au gâteau aux carottes, à un gâteau au chocolat contenant des betteraves, et peut-être aussi à un sorbet au concombre et à la menthe qui n’était pas si mal…  Je suis ouverte à l’expérimentation, mais ce livre manque peut-être d’images (il n’y en a aucune autre que la… hum… « discutable » page couverture) pour me convaincre d’essayer une « tarte aux épinards et au citron », des « brownies aux courgettes », un « struddel aux navets » ou encore une « tarte verte au petits pois »?

Une référence pour les apprentis-cuistots, végétariens ou non, curieux et/ou tout simplement téméraires? Je fais quelques essais et je vous reviens là-dessus!

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Voyager par les papilles…

Plus jeune, en arrivant en ville pour mes études, j’ai vite découvert quelque chose d’extraordinaire à Montréal: lorsque mon budget ne me permettrait pas de faire un voyage, je pourrais toujours voyager grâce à la gastronomie! J’avais pris l’habitude, avec une amie, d’aller dans un restaurant « d’un autre pays » environ une fois par deux mois, pendant quelques années, et cela nous a permis de découvrir plusieurs trésors où l’on retourne encore aujourd’hui.

J’ai donc tout de suite été charmée lorsque j’ai entendu parler qu’un nouveau guide Ulysse venait de faire son apparition: Le tour du monde à Montréal. Je pense même que je suis jalouse(!) de son auteure, Linda Aïnouche, qui a dû avoir un plaisir inouï à faire ses recherches et à rencontrer autant de gens des diverses communautés culturelles de Montréal. La tâche était d’ailleurs considérable: plus d’une cinquantaine de communautés y sont présentées, avec chaque fois un bref historique de leur immigration à Montréal, une section « Goûter » (celle qui m’intéresse le plus!) où l’on retrouve des adresses de restaurants et d’épiceries typiques, mais aussi une foule d’autres informations ou ressources, classées dans les sections « Découvrir » (par l’art, la musique ou certaines personnalités), « Célébrer » (religions), « Fêter » (réunions et festivals), « S’offrir » (boutiques diverses), « Sortir », « Apprendre » et « Approfondir ». Une belle trouvaille  – et de nouvelles adresses que je vais m’empresser d’aller visiter!