La Casa dei Ravioli

Shame on me! Depuis quelques années déjà je reste à deux pas de l’un des meilleurs fournisseurs de pâtes fraîches en ville et je n’y étais jamais allée! Vraiment, j’ai honte! Dire que je me suis privée de ce pur plaisir gustatif pendant si longtemps…

Il y a deux semaines donc, je me lève un matin un peu maussade et de mauvaise humeur, et mon chéri m’implore alors de me rendre à La Casa dei Ravioli (Maison du Ravioli, 2479 rue Charland), à quelques minutes de marche de chez moi. Je bougonne un peu, je n’ai pas le goût de sortir (il y a des jours comme ça!) et puis finalement il réussit à me convaincre; j’y vais…

maisonduravioli

Je suis sortie de là avec une originale sauce au gorgonzola et un gros sac de gnocchis tous frais. Croyez-moi, si vous n’aimez pas les gnocchis, c’est que vous n’avez jamais goûté à ceux-là! Ils fondent dans la bouche et ils sont meilleurs que ceux que j’avais mangés lors d’une brève escale à Milan il y a quelques années! Dès la première bouchée je suis redevenue HEUREUSE.

(Une semaine plus tard…) Je ressors de la Maison du Ravioli avec de la sauce rosée plus classique et un gros sac de tortellinis au fromage tous frais; croyez-moi, si vous n’aimez pas les tortellinis au fromage (ce qui était mon cas; je les préfère habituellement à la viande!) c’est que vous n’avez jamais goûté à ceux-là! MIAM. MIAM.

gnocchis

Vous trouvez que je me répète? Je sais, je sais, mais je suis devenue une véritable ADDICT et je rêve déjà à mon choix de la semaine prochaine! (Je vous avoue par contre que je vais essayer de faire ma propre sauce; ça va faire la paresse!) Si vous passez dans le coin (au croisement des quartiers Ahunstic et  St-Michel), ALLEZ-Y!!! Pour plus d’informations (dont notamment un tableau sur le temps de cuisson idéal pour chaque sorte de pâte), visitez leur site internet!

Cocktails et cigares cubains pour ensoleiller un hiver québécois (2e partie)

Appartement à l’envers, météo à l’envers, santé à l’envers… Pour me remonter le moral, je vais terminer cette liste de « classiques cubains » commencée plus tôt!

expresso– Le  café cubain, surtout sous forme d’expresso, est tout simplement renversant. Noir ou très sucré à la canne à sucre, c’est probablement le meilleur que j’ai goûté (avec le café costaricain).

Lors de mon premier passage à Cuba, une amie et moi avions prix un taxi « opéré par des locaux » (pour ne pas dire « illégal ») pour se rendre à Cayo Levisa pendant une journée. En fin d’après-midi, sur le chemin du retour, notre chauffeur – accompagné de sa femme et de leur petit garçon – avait décidé d’arrêter dire bonjour à la grand-maman (!?), qui nous avait chaleureusement invitées chez elle en nous servant le meilleur expresso que j’ai bu dans ma vie. Une hospitalité surprenante et réconfortante; il y a des moments et des goûts comme ça qui ne peuvent que rester figés dans nos mémoires!

Les marques les plus connues sont Cubita (emballage noir) et Serrano (emballage rouge).

cigares

partagas

– On ne peut pas parler Cuba sans parler cigares! Comprenez-moi bien, je suis une non-fumeuse qui croit que la cigarette est la pire invention de l’homme. Je suis intolérante à la fumée secondaire (beurk et re-beurk). Mais je dois reconnaître que les cubains maîtrisent avec brio l’art – car oui oui, il s’agit bien d’un art – du cigare. Vous avez sûrement déjà entendu parler des Cohiba, Monte Cristo, Bolivar, Romeo y Julieta… À mon humble avis de non-fumeuse (car j’y ai effectivement goûté, curiosité oblige), les Partagas sont les plus intéressants d’un point de vue « gustatif », accompagnés d’un…


oldhavanawhisky

– Old Havana whisky. On entend beaucoup parler du rhum cubain, mais jamais de ce produit très intéressant qui pourrait plaire à tous les amateurs de bourbon. Évidemment, il faut aimer les alcools forts. Les cigares Partagas et le Old Havana whisky ont définitivement des arômes communs, et provoquent un surprenant mariage.

– Enfin, il y a le fameux rhum cubain, qui ne se limite pas au Havana Club, et qui est un pur délice. Pour apprécier le rhum en lui-même, mieux vaut goûter au rhum brun, vieilli de  1, 3, 7 ou même 15 ans. En cocktails, on apprête judicieusement le rhum blanc en délicieux mojitos, une rafraîchissante boisson qui rappelle Cuba en une seule gorgée. J’ignore si cela est fondé ou non, mais une dame qui travaillait au bar de notre hôtel (et qui faisait les meilleurs mojitos!) me disait d’en consommer avec modération parce que la menthe fraîche qu’ils contiennent aurait la particularité de rendre la peau plus sensible au soleil… Le mojito est habituellement composé de rhum blanc, de sucre, d’eau gazéifiée, de jus de lime (ou parfois de citron) et de menthe fraîche (peu importe la variété). Il faudrait aussi sûrement dire un mot du daiquiri, et du pina colada… enfin, on s’en reparlera cet été!

Si vous avez quoi que ce soit à ajouter à cette liste de classiques cubains, surtout, ne vous gênez pas!


mojito

Pâté chinois végétarien d’inspiration cubaine

Un titre un peu complexe pour une recette qui, au fond, est bien simple! Je cherchais un moyen d’expérimenter pour la première fois en cuisine les frijoles (haricots noirs) et le yuca (manioc). Puis cette idée m’est apparue: faire un pâté chinois où le traditionnel steak haché serait remplacé par des frijoles, où le maïs – resterait du maïs! (on en trouve facilement à Cuba) et où nos patates blanches habituelles seraient remplacées par un mélange de yuca et de patates douces.

Le résultat: un plat coloré, nourrissant, et très bon pour la santé!

pccubain

– 1 tasse de haricots « tortues noires »

– 3 tasses d’eau

– 1 poivron rouge

– 1 feuille de laurier

– 1 oignon rouge

– 2 ou 3 gousses d’ail

– 2 cuil. à table de margarineyuccapatatesdouces1

– 1 cuil. à thé d’origan

– 1/2 cuil. à thé de cumin

– poivre noir au goût

– 1 canne (341 ml) de maïs en grains mélangée à 1 canne (284 ml) de maïs en crème

– 1 énorme patate douce

– 1 tubercule de yuca (manioc)

Faire tremper les haricots dans l’eau pendant 10 à 12 heures. Lorsque le temps est écoulé, faire mijoter les haricots dans leur eau de trempage, en ajoutant le poivron coupé et la feuille de laurier. Cuire jusqu’à ce que les haricots soient tendres (cela peut prendre jusqu’à une heure; n’hésitez pas à ajouter de l’eau à plusieurs reprises, si nécessaire).

Dans un poêlon, faire fondre la margarine, puis laisser caraméliser l’oignon rouge coupé finement avec l’ail (environ une dizaine de minutes). Lorsque les haricots sont tendres, ajouter le mélange d’oignons et d’ail, ainsi que le poivre, l’origan et le cumin. Laisser épaissir la préparation quelques minutes.

Dans un grand chaudron, faire bouillir de l’eau et y ajouter la patate douce et le yuca (les deux ayant été préalablement pelés et coupés grossièrement en morceaux). Lorsque tout est cuit (on peut vérifier à l’aide d’une fourchette), égoutter à l’aide d’une passoire et piler ensemble les deux légumes (en y ajoutant, si désiré, un peu de lait ou de crème).

Montage:placer les frijoles* dans le fond d’un plat en vitre, ajouter comme deuxième couche le mélange de maïs et enfin, comme dernière couche, le mélange de patate douce et de yuca pilés.

N.B. Au lieu du traditionnel « ketchup aux tomates », j’accompagne ce plat d’une délicieuse gelée de poivrons rouges!

* la recette de frijoles est une déclinaison de celle présentée dans Saveurs de Cuba.

patecubain

Voyager par les papilles…

Plus jeune, en arrivant en ville pour mes études, j’ai vite découvert quelque chose d’extraordinaire à Montréal: lorsque mon budget ne me permettrait pas de faire un voyage, je pourrais toujours voyager grâce à la gastronomie! J’avais pris l’habitude, avec une amie, d’aller dans un restaurant « d’un autre pays » environ une fois par deux mois, pendant quelques années, et cela nous a permis de découvrir plusieurs trésors où l’on retourne encore aujourd’hui.

J’ai donc tout de suite été charmée lorsque j’ai entendu parler qu’un nouveau guide Ulysse venait de faire son apparition: Le tour du monde à Montréal. Je pense même que je suis jalouse(!) de son auteure, Linda Aïnouche, qui a dû avoir un plaisir inouï à faire ses recherches et à rencontrer autant de gens des diverses communautés culturelles de Montréal. La tâche était d’ailleurs considérable: plus d’une cinquantaine de communautés y sont présentées, avec chaque fois un bref historique de leur immigration à Montréal, une section « Goûter » (celle qui m’intéresse le plus!) où l’on retrouve des adresses de restaurants et d’épiceries typiques, mais aussi une foule d’autres informations ou ressources, classées dans les sections « Découvrir » (par l’art, la musique ou certaines personnalités), « Célébrer » (religions), « Fêter » (réunions et festivals), « S’offrir » (boutiques diverses), « Sortir », « Apprendre » et « Approfondir ». Une belle trouvaille  – et de nouvelles adresses que je vais m’empresser d’aller visiter!

Fameuses frijoles et autres classiques cubains (1ère partie)

truck J’ai toujours cru que, pour qu’un album souvenir soit complet, il devrait pouvoir contenir en plus des traditionnelles photos, de la musique, des odeurs et des saveurs… J’ai beau regarder l’album photo de mon premier passage à Cuba il y a six ans, rien ne réussit mieux à me le rappeler que ma vieille cassette de Polo Montañez (Guajiro natural), et surtout sa chanson « un monton de estrellas »…

Pour bien profiter de Cuba, il faut mettre à profit tous ses sens! Voici donc une petite liste non exhaustive de classiques cubains incontournables!

– On entend beaucoup dire que la nourriture servie dans les hôtels de formule « tout-inclus » n’est pas très bonne; sachez, à cet égard, qu’elle n’est souvent pas du tout représentative de la cuisine du pays! En effet, je n’ai rarement aussi bien mangé en voyage que lorsque j’ai eu la chance de résider chez des cubains (dans des casas particulares) et de découvrir les restaurants locaux, et j’ai toujours été impressionnée par l’adresse avec laquelle ils savent cuisiner le porc, le poulet et les fruits de mer! Tout de même, si vous résidez dans un « tout-inclus », le restaurant créole de l’endroit est souvent votre meilleure chance de bien manger! Vous pourrez également vous rabattre sur tout ce qui sort de la boulangerie; leurs pains frais sont exquis!

– Les fruits frais ont une place de choix dans la cuisine cubaine. Pour n’en nommer que quelques-uns: la mangue, l’ananas, le pomelo, la noix de coco, la banane et, ma découverte de ce voyage-ci, la goyave. De couleur verte  et de chair rougeâtre, la goyave bien mûre a un goût doux rappelant un peu la fraise; j’en mangeais tous les jours là-bas et j’espère pouvoir en retrouver au marché cet été!

repas

 » Les haricots noirs sont devenus synonymes de vie dans le parler populaire cubain. »Chercher des haricots noirs » signifie travailler, gagner sa croûte. » (René Vázquez Díaz)

– Les frijoles (haricots noirs) forment la nourriture de base des assiettes cubaines. Apprêtés avec différentes nuances, ils sont soit présentés comme une soupe plus ou moins épaisse que l’on peut mélanger à du riz blanc, soit déjà incorporés au riz (voir ci-haut). Ils sont très abordables et nourrissants à souhait; j’ai maintenant pris l’habitude d’en avoir toujours à portée de main dans le garde-manger!

– À Cuba, on ne retrouve pas vraiment de pommes de terre; on leur préfère la patate douce et le yuca ou yucca (autre nom donné au manioc). Je ne suis pas très friande de pommes de terre mais j’adore ces deux variantes! La patate douce, de chair orangée, est beaucoup plus sucrée et le yuca, quoique plus filandreux, par sa couleur et son goût, rappelle les pommes de terre à chair jaune. Dans l’assiette cannesucreci-dessus, j’avais des chips de patates douces (juste à gauche du pain!); j’aurais dû vous photographier ma deuxième assiette pour vous montrer à quelle point je les ADORE!

– Cuba est l’un des principaux producteurs et exportateurs de sucre au monde. Aucune partie de la canne à sucre n’est gaspillée; même celles que l’on croirait inutiles, nous dit-on, sont brûlées et servent  à produire l’électricité locale! Son jus aurait la propriété d’être un viagra naturel (mythe ou réalité?) Le café fort cubain, déjà délectable, devient un petit « péché » grâce à la canne à sucre… C’était la première fois que j’y goûtais; on la mâche pour en extraire le jus puis on rejette l’épaisse tige; délicieux…

– Les Cubains sont de véritables amateurs de baseball! En plus de se distinguer sur la scène internationale, ils ont une ligue de seize équipes de très bon calibre représentant les diverses régions et grandes villes du pays. Le baseball (avec l’auto-stop(!), nous disait une guide touristique) est le sport national des cubains; même si je n’ai pas encore eu la chance d’en voir sur place (à faire lors d’un prochain voyage!), je ne me suis surtout pas privée d’en écouter plusieurs extraits à la télévision locale!

baseballcubain

(suite)