Un hiver québécois ne serait pas un véritable hiver québécois sans une vraie période de « frette » intense! En allant à l’épicerie ce matin, j’ai croisé un brigadier scolaire qui s’est empressé de me dire avec un grand sourire (sous son habit de bonhomme de neige orange!): « Non… mais… je n’avais pas le goût de me rendre aujourd’hui, mais j’ai réussi! »
Quelques trucs qui me font apprécier l’hiver:
1. Les caisses de clémentines! Les huiles essentielles d’agrumes ont toujours été reconnues pour leurs effets énergisant et réconfortant et apportent la bonne humeur; il en est évidemment de même pour les fruits en tant que tels! Sans compter leur apport en vitamine C…
2. Prévoir une ou deux journées par hiver pour aller au Spa! Il existe de nombreux endroits au Québec qui proposent la thermothérapie, et le meilleur moment d’en profiter c’est vraiment l’hiver! Pour une trentaine de dollars pour la journée, vous alternez entre le sauna sec, le bain vapeur, le bain tourbillon, le bain froid ou la rivière et les périodes de relaxation; le pur bonheur… Mes préférés sont Ofuro à Morin Heights (pour le site enchanteur et la rivière froide!) et plus près de Montréal, le Finlandais à Rosemère (pour la proximité et le bruit apaisant des chutes masquant les clients trop bavards!) Qui a dit que le maillot de bain était exclusivement une tenue estivale?
3. S’habiller chaudement, aller glisser en traîneau ou aller prendre une bonne marche d’air « frette », surtout quand il neige! D’ailleurs, un cornet de crème glacée en plein air l’hiver, c’est aussi bon qu’en été! (Bon, j’en conviens, avec le refroidissement éolien ces jours-ci, ça tient plutôt du sport extrême!)
4. Apprendre à tricoter (belle activité hivernale d’intérieur!) ou encore prendre la peine de se procurer un super pyjama ou une robe de chambre chaude et douillette pour le retour à la maison!
5. Se préparer de bons petits plats réconfortants en grandes quantités, comme ce bol au poulet teriyaki et à la purée de poivrons!

Si j’avais su que la sauce teriyaki était aussi simple à réaliser, je ne m’en serais pas privé aussi longtemps! C’est sur le site des Banlieusardises de Martine que j’ai fait cette merveilleuse découverte cet automne, et depuis je ne peux plus m’en passer (suiver le lien pour voir ses nombreuses idées de variations sur le même thème)!
En bref, pour faire une sauce teriyaki maison il vous faut 5 ingrédients: du miel (au bas), de la sauce soya (au centre; j’utilise pour ma part la Tamari), du beurre (sur le dessus, que l’on fait fondre au micro-ondes avec les deux premiers ingrédients), du gingembre frais et quelques gousses d’ail! Surtout prenez garde, ça sent vraiment trop bon!
Pour faire le poulet teriyaki (ces quantités peuvent être facilement modifiées!), vous devez placer environ 6 tasses de poitrines de poulet coupées en cubes dans un plat en verre allant au four (j’utilise un plat de 9 pouces par 9 pouces). Dans une tasse à mesurer en verre, mélanger environ 75 ml (1/3 de tasse) de miel et 60 ml (1/4 de tasse) de sauce soya; ajouter 2 cuil. à table de beurre et faire chauffer au micro-ondes environ une minute. Pour compléter la sauce, ajouter 1 ou 2 cuil. à thé de gingembre frais râpé et 2 ou 3 gousses d’ail écrasées à l’aide du presse-ail; verser la sauce sur le poulet et faire cuire environ 40 minutes à 400°F (en remuant aux 10 minutes).
Le bol présenté plus haut contient tout simplement des pâtes de semoule de blé en étoiles (qui
pourraient facilement être remplacées par des vermicelles de riz), du poulet teriyaki et une purée de poivrons rouges et jaunes (qui ont d’abord été grillés au poêlon dans un peu de beurre, puis passés au mini-robot pour faire une jolie purée colorée)! Puisque les morceaux de poulet forment du bouillon et diluent la sauce teriyaki originale durant la cuisson, lorsque le poulet est cuit, je le place à part et je lie le bouillon à une seconde petite portion de sauce teriyaki que je verse au goût sur le poulet et les pâtes.
Pendant les 10-15 minutes que je savoure ce plat, je regarde le beau paysage enneigé à l’extérieur…