La transformation d’une bibliothèque

À la demande de Maryse, je vous fait un petit billet sur comment j’avais transformé ma bibliothèque, il y a déjà quelques années. Je possédais tout un mobilier de chambre en mélamine blanche depuis mon enfance (qui accompagnait à l’origine une superbe tapisserie blanche à coeurs roses!) et dont les bords avaient jaunis avec l’âge.

Le coussin qui ayant inspiré le motif!
Le coussin ayant inspiré le motif!

Je ne suis pas du tout une experte dans le domaine, mais j’avais alors vu à la télévision que c’était assez simple de redonner vie à de la vieille mélamine: 1- bien sabler avec du papier à grains fins (informez-vous à votre quincaillerie, je ne me rappelle plus du grain exact!), 2- nettoyer la mélamine à l’aide de T.S.P., 3- mettre un apprêt blanc, 4- peindre de la couleur désirée. J’avais refait tout mon mobilier (ou presque): un vert-poire pour la chambre à coucher (oui oui, chez nous c’est coloré!), et un bleu foncé pour certaines tables du salon.

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Les deux tablettes du bas, qui étaient à l’origine cachées par deux portes.

Pour la bibliothèque, j’avais choisi de me débarasser des portes du bas (qui cachaient deux tablettes) et d’en faire une bibliothèque ouverte de cinq tablettes, avec un fond contrastant, peint avec un pochoir (ou plutôt un stencil?) en acétate… qui m’a donné beaucoup de fil à retordre! Je voulais récupérer le motif d’un coussin qui se trouve dans ma chambre à coucher (et qui fait maintenant un rappel avec la bibliothèque du salon). Voilà ce que ça donne; ce n’est pas parfait, mais je l’adore!

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«C’est juste un massage»

Il y a une semaine, je suis tombée par hasard sur un texte de Stéphane Laporte intitulé «L’homme et le spa», qui a un peu remué la technicienne en massage suédois enfouie en moi:

«Dernière formalité avant la grande détente: il faut remplir un questionnaire sur notre état de santé. Avez-vous des problèmes cardiaques? Prenez-vous des médicaments? Signez ici pour dégager l’établissement de toute responsabilité. Je ne m’en vais pas sauter en parachute, je m’en viens me faire masser! Je ne savais pas que le massage était un sport extrême. Ah! les femmes, comme elles sont douillettes. Pourquoi autant de précautions? Il me semble que plus on est mal en point, plus on a besoin de se faire tripoter.»

bilanEt bien, pour répondre à la question de M.Laporte (qui n’est probablement pas le seul à avoir réagi de cette façon), le bilan de santé exigé lors d’une séance de massothérapie n’est pas un caprice féminin. Je serais d’ailleurs curieuse de savoir quel pourcentage de la population croit encore aujourd’hui qu’«un massage, c’est juste un massage»; que ça ne prend que de «bonnes mains» pour devenir massothérapeute et que le massage n’a aucune autre vertu thérapeutique que la relaxation et la détente…

Une lutte contre les préjugés

Les massothérapeutes sont des professionnels de la santé qui se battent encore pour être reconnus par l’Office des professions du Québec;  cette lutte est d’autant plus nécessaire qu’elle pourrait mettre fin à l’ambiguïté qui règne sur le statut de la profession. Présentement, une tonne de préjugés circulent encore à propos de la massothérapie et n’importe qui peut s’auto-proclamer «massothérapeute».

Pourtant, une «masseuse» et une «massothérapeute», ce n’est évidemment pas du tout la même chose! Encore aujourd’hui, je suis surprise d’entendre plusieurs personnes me dire qu’ils ne sont pas à l’aise d’aller consulter en massothérapie, parce qu’ils «n’aiment pas être touchés» par un «inconnu»; cette réaction est la preuve même qu’une bonne partie de la population ignore en quoi consiste un massage thérapeutique.

La formation d’un massothérapeute

Un praticien en massothérapie aura suivi plus de 400 heures intensives de formation; pour obtenir le statut de «massothérapeute», il devra avoir atteint plus de 1000 heures de formation supplémentaire.

Lors du programme de base, il aura étudié et compris le fonctionnement global (anatomie et physiologie) de l’être humain système par système, répertorié plus d’une cinquantaine de pathologies courantes et leur traitement en massothérapie, en plus d’avoir appris à localiser (des insertions aux origines), à masser et à traiter plus d’une soixantaine de muscles du corps humain. Il aura massé et se sera fait masser à chaque semaine durant sa formation (croyez-moi, c’est plus exigeant que ça en a l’air), maîtrisé plus d’une soixantaine de manoeuvres tout en apprenant leurs effets spécifiques sur le corps humain, en plus d’avoir effectué des stages et suivi des cours de relation humaines, de sexologie et d’encadrement professionnel.

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Les contre-indications à la massothérapie

Un massothérapeute devrait TOUJOURS faire un bilan de santé avec vous, à tout de moins lors de votre première rencontre (et faire un suivi lors des subséquentes). Pourquoi? Et bien parce qu’il existe de nombreuses contre-indications conditionnelles à la massothérapie (c.-à-d. où le massage sera «adapté» à la condition), et même plusieurs contre-indications absolues (c.-à-d. où le massage devrait vous être refusé parce qu’il pourrait être nuisible à votre santé).

Des exemples? On ne va pas se faire masser si:

  • on est fiévreux (le massage, qui fait augmenter la température du corps, nuirait à l’action naturelle du corps combattant par la fièvre)
  • on souffre d’arthrite ou d’arthrose en phase inflammatoire aiguë
  • on est victime de problèmes cardiaques (le massage nécessite alors habituellement l’approbation d’un médecin)
  • on souffre d’une bronchite aiguë ou d’une pneumonie
  • on est en état d’hypoglycémie dû au diabète
  • on a reçu de la cortisone dans les 10 derniers jours
  • on souffre d’une infection virale ou bactérienne dont résulte de la diarrhée, une infection vaginale ou urinaire.

De plus, la prise de certains médicaments peut diminuer votre sensibilité à la douleur et vous empêcher de réaliser que la pression du massage est trop forte, ce qui pourrait avoir comme résultat quelques bleus le lendemain matin…

Le massage et ses bienfaits

Je ne compte plus le nombre de gens qui m’ont parlé récemment de problèmes de tendinite; avec notre rythme de vie à cent milles à l’heure, nous endurons une blessure si longtemps sans la soigner que l’on se retrouve avec des problèmes chroniques; traitée plus tôt en massothérapie, la tendinite est un mal qui aurait facilement pu être évité. Si le massage peut soigner une bonne partie des maux reliés à nos muscles (adhérences, raideurs, spasmes, douleurs, fatigue, tonus, atrophie), il est également très bénéfique pour la circulation sanguine.

Notre stress quotidien ou nos problèmes d’insomnies sont des conditions pour lesquelles on n’ose pas nécessairement faire appel à un médecin et qui peuvent être efficacement traitées par des séances de massages. La massothérapie peut à la fois être un traitement et agir comme prévention, elle peut vous évitez de nombreux maux, autant physiques que psychologiques…

ÊTRE BIEN DANS SA PEAU ET BIEN DANS SON CORPS NE DEVRAIT PAS ÊTRE CONSIDÉRÉ COMME UN LUXE MAIS BIEN COMME UN OBJECTIF QUOTIDIEN!

Pour plus d’informations

– Les écoles les plus reconnues à Montréal offrant diverses formations en massothérapie: l’Institut Kiné-Concept et l’école Guijek.

– À défaut d’avoir leur profession reconnue, les massothérapeutes se regroupent pour assurer la qualité de leurs services; la fédération la plus connue (regroupant 65% des massothérapeutes accrédités au Québec) est la FQM (Fédération québécoise des massothérapeutes agréés)

N.B. L’auteure de ce texte est une technicienne (praticienne) en massage suédois cinétique. (Par ailleurs, je ne « pratique » pas présentement puisque je suis en réflexion sur mon choix de carrière; j’ai aussi une M.A en littérature française et… une fatigue générale dû à un trop plein d’études?! En d’autres termes, présentement, c’est moi qui doit aller me faire masser 😉 )

New York en mai!

Youppi! Nous venons officiellement de faire nos réservations pour quatre grandes journées à New York à la mi-mai! Après avoir mis les pieds dans la majestueuse ville pour la première fois l’été dernier, chéri et moi on ne peut plus résister à y aller! Côté transport, nous rendre à New York en autobus ou en train nous revient d’ailleurs moins cher qu’aller en Gaspésie (où réside la famille de mon amoureux); évidemment, c’est côté logement que ça se corse…statue

New York me paraît tout simplement inépuisable. L’an dernier j’avais fait plusieurs recherches (les lectures entourant la planification d’un voyage forment certainement l’un de mes plus grands plaisirs de la vie!), noté plein d’endroits à aller visiter, et c’est à peine si nous avions réussi à en voir le cinquième… Cette fois-ci, je compte bien poursuivre mes enquêtes gastronomiques dans la grande ville (ça ne fait que commencer!), en plus d’aller voir un match au nouveau stade des Yankees (je vous raconterai une autre fois mon vice caché pour le baseball!)… D’ailleurs, si vous avez des suggestions côté restos, musées, shopping, sorties… ne vous gênez surtout pas!

En attendant, je vous encourage à retourner voir le tout premier article que j’ai posté sur ce blog portant sur l’incomparable Coney Island (tout au sud de Brooklyn), un parc d’attraction au bord de la plage ô combien chargé d’histoire, qui sera, à notre plus grande joie, de nouveau ouvert cette année!

Muffins chocolat-betteraves

Ce premier « dessert aux légumes » ne provient pas du livre dont je vous ai déjà parlé, mais reste un mélange fort intéressant! (Mieux vaut commencer par une valeur sûre avant de se lancer dans les expérimentations!) Je n’avais pas l’intention de publier la recette (seulement d’utiliser les deux betteraves qui traînaient dans le frigo!), mais comme le résultat est délicieux, pourquoi pas…

Je me suis inspirée d’une recette ordinaire de gâteau au chocolat (vous pourriez tout aussi bien utiliser votre recette préférée), à laquelle j’ai ajouté deux betteraves cuites râpées, un peu d’épices et des brisures de chocolat. (Je suis désolée pour les photos un peu floues; je suis au ralenti ce matin!)

choco-betteraves

– 2 betteraves cuites et râpées

– 1 tasse de beurre non-salé

– 1 cuil. à thé d’essence d’amande (ou autre)

– 1 1/4 tasse de sucre

– 1/4 tasse de cacao

– 2 oeufs

– 2 tasses de farine

– 1/2 cuil. à thé de sel

– 2 cuil. à thé de poudre à pâte

– 1/2 cuil. à thé de cardamome

– 1/2 tasse de brisures de chocolat

– 1 tasse d’eau

Préchauffer le four à 350°F. Dans un chaudron d’eau bouillante, faire cuire les betteraves environ 30 minutes. Lorsque cuites, les passer sous l’eau froide et les râper. Réserver.

Dans un premier bol, battre le beurre avec l’essence d’amande. Ajouter ensuite graduellement le sucre, le cacao tamisé et les oeufs.

Dans un second bol, tamiser ensemble la farine, le sel, la poudre à pâte et la cardamome. Mélanger cette préparation au premier mélange en alternant au besoin avec l’eau. Incorporer les brisures de chocolat et la betterave râpée, et placer le tout dans des moules à muffins. Cuire au four pendant environ 30 minutes (ou jusqu’à ce qu’un cure-dent ressorte propre des petits gâteaux). Cette recette donne plus de 20 muffins (et un chéri bien satisfait!).

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Rages de sucre à Montréal – jour 1

Je viens de décider que je ne suis pas assez fidèle à l’entête de mon blog et que ça manque de sujets sucrés ici! Depuis plusieurs semaines (et peut-être même des mois!), une amie et moi rêvons de faire un rallye chocolaté dans les rues de Montréal à la recherche de découvertes en pâtisserie, des chocolats les plus originaux, des meilleurs cupcakes et du meilleur chocolat chaud en ville… Alors nous avons dressé une liste d’endroits intéressants à aller visiter et fixé notre premier rendez-vous pour cette semaine! J’ignore combien de temps ça nous prendra pour faire le tour de tous ces paradis sucrés (au moins cinq ou six journées, c’est sûr!), et combien de temps il faudra nous « reposer » entre les journées gourmandes, mais je compte bien poursuivre cette « enquête » avec le plus grand plaisir tout en publiant les résultats ici!

Pour cette première journée, nous avons été visiter cinq endroits: les Chocolats Privilège (1001 Fleury est), Cocoa Locale (4807 avenue Parc), Esprithé (112 avenue Laurier ouest), Cocoa Délices (123 avenue Laurier ouest) et la Maison Cakao (5090 rue Fabre).

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Coup de coeur général (chocolat, macarons, thé): Esprithé!

Wow, quelle belle découverte! Évidemment, on ne pouvait s’attendre à autre chose que de la qualité, puisque les chocolats et macarons au thé provenant d’Esprithé sont des créations de Christophe Morel. Personnellement, je ne suis pas une fan de macarons, mais celui que j’ai goûté ici (à base d’un thé vert à l’hibiscus, à la mauve et au pamplemousse) m’a bien plu. Quant aux chocolats, ils sont tout simplement renversants: une boîte de 9 bouchées en coûte 20$; un excellent rapport qualité/prix. On a le goût d’essayer toutes les sortes de thés!

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Coup de coeur (cupcakes): Cocoa Locale

Je ne connaissais pas l’adresse avant de faire une recherche sur le web dans le but de trouver « les meilleurs cupcakes » à Montréal! Le charme de cette boutique de gâteaux provient de son look rétro, mais certainement aussi du sourire et de la bonne humeur de sa propriétaire. Une bonne adresse pour des créations « maison » riches et savoureuses, décorées avec originalité par des fleurs comestibles. Le cupcake chocolat-chaï est très bon (et je suis certaine que ce n’est pas le seul!) Une adresse où j’ai bien l’intention de retourner!

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Meilleures bouchées:

1. macaronTous les chocolats signés Christophe Morel(!) chez Esprithé, et particulièrement « Collines pourpres » (au thé wulong, ananas et vanille), « Route de soie » (au goût floral surprenant), « Jasmin Yin Hao » (tout le goût d’un thé vert au jasmin dans un chocolat!), et « Forêt du Lion » (thé noir aux  agrumes et épices)!

2. Le thé « Noir parfum sonate » (thé vert à l’hibiscus, à la mauve et au pamplemousse) accompagné du chocolat (« Fleuve jaune ») et du macaron de la même saveur! (Esprithé)

3. Un chocolat (simple mais savoureux) basilic et citron vert chez Chocolats Privilège

Bouchée originale: le chocolat abricot-lavande de Chocolats Privilège

Appréciés: la fraîcheur et le côté « maison » des chocolats de la Maison Cakao

(N.B. Hier j’ai frôlé l’overdose alors il me reste encore une dizaine de chocolats à tester! Si je fais d’autres découvertes, je viendrai les inscrire ici, mais ça ne sera pas aujourd’hui – j’ai de la difficulté à déjeûner!)