Marmelade d’automne au fuyu

« Il [le kaki] fournit tous nos besoins en vitamine A et le tiers en vitamine C pour une journée. Les japonais le recommandent pour vaincre la fatigue et atténuer les effets des boissons alcoolisées. »

– Jean-Louis Thémis, Fruits et Légumes exotiques

En spécial à l’épicerie du coin depuis deux semaines: de belles caisses de fuyu, fruit du plaqueminier mieux connu sous le nom de kaki ou persimmon!

Cette variété japonaise et sucrée du kaki, qui provient cette fois des État-Unis, n’a  paraît-il rien à voir avec le véritable persimmon, habituellement reconnu pour son astrigence. Malgré sa ressemblance avec la tomate, le kaki se consomme bien dur; son croquant rappelle celui d’une pomme et son goût, celui de la poire. En compote ou marmelade, on pourrait facilement le méprendre pour de l’abricot!

Préparé en confiture, vous pourriez utiliser le fuyu dans les mêmes recettes où vous utiliseriez de l’abricot; je prévois déjà un petit essai de baluchons au ricotta et à la marmelade de fuyu…

Pour le transformer en confiture, rien de plus simple: enlever la pelure sur les kakis, puis mélanger dans un chaudron la chair de kaki avec la moitié moins de sucre (j’ai utilisé, par exemple, 3 tasses de sucre pour 8 tasses de purée de fuyu). Ajouter un peu de jus de citron (dans mon cas, 3 cuil. à table), et l’intérieur d’une gousse de vanille (facultatif). Laisser mijoter environ 30 minutes ou plus (en remuant de temps en temps), selon la texture désirée!

N.B. Le fuyu est dur et sa chair ne se défait pas lors de la cuisson; pour obtenir l’apparence de la marmelade ci-haut, il faut trancher votre kaki en petits morceaux. Vous pourriez également couper des morceaux plus grossiers et les passer au robot pour obtenir une purée, avant ou après la cuisson.

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5 thoughts on “Marmelade d’automne au fuyu

  1. Myra

    cest vrai que cest bon du kaki y en a deja eu au IGA a Maria et papa en avais acheter Miam!Miam! delicieux fuit a decourvrir

  2. encas

    On est sur le même fuseau horaire. J’ai justement pris en photo des kakis en début de semaine, avec l’intention d’en faire un billet. Amère déception cependant : ils étaient astringents au maximum et inutilisables en cuisson. Pourtant, le kaki est l’un de mes plus beaux souvenirs du Japon. Avec ce billet, j’ai compris qu’on avait ici, en épicerie et fruiterie, deux sortes de kakis. Malheureusement, les marchands indiquent rarement la sorte de kaki qu’ils vendent. Quand tu as acheté les tiens, c’était indiqué fuyu? Ou tu t’es guidée avec la forme du fruit seulement? Merci!

    Karine.

  3. laderoutee

    @Myra: Hihi c’est Médéric qui file fruits exotiques dernièrement… Il m’a aussi acheté une figue de barbarie; c’est bon!

    @Karine: Très drôle! Pour notre part, nous n’avons pas consciemment mangé de kakis au Japon, mais mon chum était trop curieux de goûter à des fuyu! J’ai moi aussi découvert cette semaine qu’il y avait deux sortes de kakis; nous sommes tombés par hasard sur la plus sucrée, mais c’était effectivement écrit «fuyu» dessus. Le fuyu ressemble plus à la tomate; le «hachiya», pour sa part, est plus ovale et on ne peut pas manger sa pelure. Selon Jean-Louis Thémis (livre que je citais en exergue), on peut accélérer le murissement du hachiya (qu’il faut manger bien mûr pour éviter le goût acide) en le congelant complètement puis en le laissant dégeler à la température ambiante… Bien mûr il paraît que c’est encore meilleur que le fuyu!

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