Du Cochon dans le sirop

Samedi dernier, à l’heure du brunch, j’étais bien entourée d’une dizaine d’autres blogueurs montréalais gourmands (je remercie d’ailleurs encore une fois Evelyne pour cette chaleureuse invitation!) et je n’avais qu’une image en tête: Obélix devant manger tout le repas qu’on lui servait dans Les Douze travaux d’Astérix! Il me semble que j’entendais la voix de Mannekenpix le Belge, le cuisinier des Titans, me présenter tous ces plats pourtant bien québécois que j’allais manger un par un: « la SOUPE AUX POIS, avec morceaux de foie gras, bien sûr »; « le CHOUX FARCI, de homard, de porc et de foie gras, sur un lit de lentilles, rien de moins »; « les LANGUES DE SIX BOEUFS, servies avec leur salade de céleri-rémoulade »; « le BANANA SPLIT, création majestueuse de glace à l’érable, guimauves à l’érable, pacanes à l’érable, bananes et coulis de chocolat, surmontée de barbe à papa à l’érable »…

La cabane à sucre Au Pied de Cochon (11 382 rang de la Fresnière, St-Benoît de Mirabel) c’est tout un phénomène; non seulement on y sert un repas digne des plus grands festins, mais l’établissement affiche complet pratiquemment un an à l’avance, du jamais vu pour une cabane à sucre! Le deuxième restaurant du chef Martin Picard, c’est pourtant une cabane à sucre en bois des plus traditionnelles, entourée d’une forêt d’érables et de bouette. Le prix de 49$ par personne (plus taxes et service) est largement justifié; vous ne verrez probablement jamais autant de nourriture servie sur votre table dans un même restaurant! Ah oui et, en prime, c’est vraiment bon!

Le premier service débutait par une soupe aux pois contenant des morceaux de foie gras; un bouillon juste assez équilibré pour laisser place aux pois, aux lardons et au bon goût du foie gras, lorsqu’on en prenait une bouchée.

Venait ensuite la fameuse tourtière, probablement l’une des meilleures que j’ai mangé dans ma vie (ex-aequo avec celle de mon beau-père)! Elle était accompagnée d’un bon ketchup maison. (Notez que la tourtière et le ketchup sont également disponibles en version « pour emporter »!)

On nous avait également servi des cretons faits maison, mais il n’y avait malheureusement pas de pain pour les accompagner… Nous pouvions en mettre sur des petites crêpes au sarrasin, mais elles devaient surtout servir, nous avait-on dit, à accompagner le gravlax bien gras.

Cette salade au jambon et au cheddar était une belle et originale création du chef; les « croutons » étaient remplacés par des oreilles de crisse comme soufflées, ce qui les rendait moins salées et bien plus intéressantes qu’à l’habitude! Les pattes de poulet dans une sauce BBQ, quant à elles, n’ont vraiment pas été appréciées; tout le monde s’entendait pour dire que la sauce était bonne mais qu’il est franchement désagréable de gruger ces morceaux d’os sans viande!

Une omelette épaisse surmontée de savoureux porc effiloché et d’échalotes terminait un premier service bien rempli. Elle ne contenait pas les « huit douzaines d’oeufs » du cuisiner des Titans, mais une grosse tranche d’esturgeon fumé dont l’odeur et le goût prenait le dessus sur chaque bouchée!

Pour le deuxième service, nous avions droit à un poulet rôti et laqué à l’érable sur un lit de « binnes » et à des langues de boeuf avec une salade de céleri-rémoulade, deux plats qui m’ont plutôt laissé indifférente. J’ai par contre amplement profité d’un gros morceau de chou farci au porc, foie gras et homard, accompagné de lentilles crémeuses, le plat de résistance qui, à mon avis, valait entièrement le déplacement; une façon originale et réussie d’incorporer du homard dans un repas de cabane à sucre!

On m’avait bien avertie de garder de la place pour le dessert… Ce troisième service était tout simplement décadent! Il comprenait tout d’abord, un banana split complètement délirant de crème glacée à l’érable, de pacanes à l’érable, de guimauves à l’érable, de bananes surmontées d’un coulis de chocolat et de barbe à papa à l’érable!

Nous plongions ensuite nos fourchettes dans une assiette de crêpes tendres et frites absolument irrésistibles, accompagnées elles aussi, vous vous en doutez, de sirop d’érable…

Et comme si ce n’était pas assez, nous avions également droit à un énorme mille-feuilles au beurre d’érable ainsi qu’à une assiette de tire d’érable sur glace…

Toutes ces variantes à l’érable étaient bien dosées, nous n’avions rien à redire; que du plaisir pour les yeux, les papilles et l’estomac! Seule ombre au tableau, le service de la cabane à sucre Au Pied de Cochon est très impersonnel, pour ne pas dire complètement absent; on aurait bien aimé se faire offrir à boire plus souvent!

Somme toute, la cabane à sucre Au Pied de Cochon est véritablement une expérience gastronomique à essayer au moins une fois dans sa vie… Prenez-vous d’avance, et réservez pour l’an prochain!

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3 thoughts on “Du Cochon dans le sirop

  1. laderoutee

    @Antoine: Oui, il y a de quoi engraisser là, c’est sûr!
    @Evelyne: MERCI encore!! Je vais m’inscrire au food exchange dès que je peux; ça a l’air vraiment génial!

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